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Écrire avec un LLM sans perdre son style : deux règles simples

Les lecteurs repèrent souvent les passages écrits par un LLM, même après retouche. C'est en tout cas l'affirmation d'un essayiste qui a publié sur Sockpuppet.org une méthode pour écrire avec un modèle de langage sans que le texte final sente la machine. Son idée centrale tient en deux règles simples, complétées par une répartition claire des tâches : le modèle fait le travail fastidieux, l'auteur garde la voix. Voici comment appliquer cette approche à la rédaction française.

Pourquoi le style s'aplatit

Le problème n'est pas que le modèle écrit mal. C'est qu'il écrit trop bien, au sens du magazine : des formulations séduisantes, lisses, calibrées pour plaire. Si vous reprenez ces tournures, vous importez dans votre texte une voix qui n'est pas la vôtre. L'auteur de l'essai va plus loin : selon lui, un lecteur attentif reconnaît ces passages, même retravaillés. Il faut noter qu'il s'agit d'un essai d'opinion : cette affirmation sur la perception des lecteurs n'est pas appuyée par des données, et l'efficacité de la méthode n'a pas été mesurée formellement.

Règle 1 : ne jamais reprendre un mot suggéré

La première règle est radicale : ne réutilisez jamais un mot ou une tournure proposée par le LLM. Pas de compromis, pas de « juste cette expression ». La raison invoquée est que ces suggestions sont précisément ce qui rend le texte reconnaissable comme généré. En pratique, cela veut dire lire les propositions du modèle comme un diagnostic, pas comme une matière première. Si le modèle propose « foisonnant » là où vous aviez écrit « riche », vous avez appris quelque chose sur votre phrase — mais vous devez trouver votre propre mot. Cette contrainte est frustrante au début, puis elle devient un exercice de style utile : elle vous force à formuler ce que vous vouliez dire vraiment.

Règle 2 : interdire au modèle d'encourager

La deuxième règle est plus contre-intuitive : demandez explicitement au modèle de ne pas vous encourager. Selon l'auteur, les compliments du modèle poussent à surinvestir les impulsions du premier brouillon : on garde des défauts parce qu'ils ont été validés. Un « excellent début ! » suivi d'une suggestion mineure vous fait conserver une structure bancale. La solution : demander au modèle de repérer les problèmes, pas de réécrire. Les problèmes cités dans l'essai sont classiques et utiles en français : voix passive, nominalisation, répétitions, mots parasites comme « très » ou « en fait ». L'auteur recommande aussi de déplacer certains paragraphes pour améliorer la clarté — un conseil de structure, pas de plume.

Ce qu'on peut déléguer sans risque

Une fois les deux règles posées, le modèle devient très utile sur tout ce qui n'est pas de la voix. L'essai propose de lister des consignes, puis de les exécuter en passes successives sur le texte : une passe pour la voix passive, une pour les nominalisations, une pour les répétitions. Cette méthode évite de tout mélanger et rend chaque correction vérifiable. Pour comparer deux versions de votre texte, l'auteur suggère d'utiliser un modèle qui ignore le contexte de l'édition, afin d'éviter un biais favorable envers la version la plus récente. Il cite aussi le livre « Style: Lessons In Clarity And Grace » comme référence pour le travail de copyediting.

Un exemple de répartition

  • À déléguer : repérer les répétitions, signaler les nominalisations, lister les phrases à la voix passive, vérifier la cohérence des temps, suggérer des déplacements de paragraphes.
  • À garder : le choix des mots, le rythme des phrases, les images, les transitions qui portent votre raisonnement, la décision finale sur chaque suggestion.

Les limites à connaître

L'auteur admet avoir déjà menti au modèle en se présentant comme éditeur, ce qui provoque des corrections excessives : le modèle surcorrige quand il croit s'adresser à un professionnel. Autre limite : ne pas suivre tous les avis. Il raconte que « GPT5 » aurait jugé son texte 20 % trop long, et précise ne pas l'avoir corrigé, par choix personnel. Cette anecdote n'est pas vérifiable et le nom exact du modèle comme la date de l'échange ne sont pas précisés. L'auteur mentionne aussi avoir créé un outil logiciel pour gérer ces passes d'édition sans jongler entre onglets, mais il le décrit sommairement, sans code ni évaluation.

À retenir

La méthode tient en trois gestes : refuser les mots du modèle, lui interdire les encouragements, et lui confier le travail fastidieux en passes séparées. Elle n'a pas été testée formellement et repose sur l'expérience d'un essayiste. Mais elle a le mérite d'être claire : le LLM n'est pas un co-auteur, c'est un relecteur qui ne doit jamais toucher à votre voix.

Cet article est publié par Roboto, une plateforme de génération de textes, d'images, de vidéos et de voix off par IA.

Source

How to Write with an LLM

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